Référence historique de la télédétection agricole depuis les travaux de Rouse et al. (1974). Il compare la lumière rouge absorbée par la chlorophylle à la lumière proche infrarouge réfléchie par la structure des feuilles : plus l'écart est grand, plus la végétation est dense et vigoureuse.
Lecture des valeurs
Valeurs de -1 à 1. Sous 0,1 : sol nu, roche ou eau. De 0,2 à 0,3 : végétation clairsemée. De 0,6 à 0,8 : couvert dense et vigoureux.
Quand l'utiliser
Bon indicateur généraliste en début à milieu de saison. Il sature en canopée très dense : au-delà d'un certain seuil de feuillage, il ne distingue plus les nuances de vigueur : c'est là que le NDRE ou l'EVI prennent le relais.
Exploite la bande "red-edge", une transition spectrale propre à la chlorophylle, absente des capteurs plus anciens. Il mesure la teneur en chlorophylle en profondeur dans la canopée, pas seulement à sa surface.
Lecture des valeurs
Valeurs de -1 à 1. Sous 0,2 : sol nu ou culture en tout début de développement. De 0,2 à 0,6 : signal de carence ou de stress possible. Au-delà de 0,6 : culture saine et mature.
Quand l'utiliser
Particulièrement utile en milieu et fin de saison, quand le NDVI sature. Détecte un déficit azoté une à deux semaines avant qu'il ne soit visible sur le NDVI, un avantage décisif pour intervenir à temps.
Conçu par Huete et al. (2002) pour corriger deux limites du NDVI : le bruit atmosphérique et l'influence du sol visible entre les rangs de culture. Il ajoute une bande bleue et des coefficients de correction à la formule classique.
Lecture des valeurs
Valeurs de -1 à 1. Une végétation en bonne santé se situe généralement entre 0,2 et 0,8 ; les valeurs proches de 0 indiquent un couvert absent ou dégradé.
Quand l'utiliser
Recommandé sur les parcelles à forte densité foliaire (maïs en pleine croissance, vergers) où le NDVI sature et où le sol nu entre les rangs fausserait la lecture d'un indice non corrigé.
Variante du NDVI qui remplace la bande rouge par la bande verte (Gitelson et al., 1996). La chlorophylle absorbe la lumière verte plus faiblement que la rouge, ce qui rend cet indice sensible à des variations plus subtiles de son taux.
Lecture des valeurs
Échelle comparable au NDVI, de -1 à 1, mais avec une sensibilité accrue aux variations précoces de chlorophylle, avant tout symptôme visible sur la couleur des feuilles.
Quand l'utiliser
Utile en complément du NDVI pour sécuriser un diagnostic sur des couverts denses, ou pour capter une baisse de chlorophylle qui n'affecte pas encore la densité apparente du feuillage.
Exploite la sensibilité de l'eau contenue dans les feuilles aux longueurs d'onde infrarouge à ondes courtes (Gao, 1996). Une plante qui commence à se dessécher voit cette bande évoluer avant que son apparence visuelle ne change.
Lecture des valeurs
Des valeurs élevées signalent des tissus bien hydratés ; une baisse progressive indique un déficit hydrique naissant, souvent avant toute chute visible du NDVI.
Quand l'utiliser
Premier indice à surveiller pour la gestion de l'irrigation. Une variante calculée sur les bandes vert et proche infrarouge (McFeeters, 1996) sert par ailleurs à cartographier des plans d'eau plutôt que l'humidité du feuillage, à ne pas confondre.
Introduit par Huete (1988) pour limiter l'influence du sol nu visible entre des plantes encore petites ou espacées, une situation où le NDVI classique sous-estime la vigueur réelle de la culture.
Lecture des valeurs
Échelle de -1 à 1. Sous 0,2 : sol majoritairement nu. Entre 0,2 et 0,6 : levée et développement foliaire en cours, avec une lecture moins faussée par le sol visible que le NDVI seul.
Quand l'utiliser
Idéal en tout début de cycle (levée, tallage) et juste avant récolte, deux moments où le sol nu domine la scène et brouillerait un indice non corrigé.
Proposé par Gitelson et al. (2005), il affine encore la lecture de la chlorophylle en travaillant directement sur le ratio entre l'infrarouge proche et la bande red-edge, sans normalisation par leur somme.
Lecture des valeurs
Pas d'échelle bornée universelle : l'indice se lit surtout en évolution relative dans le temps ou en comparaison entre zones d'une même parcelle plutôt qu'en valeur absolue isolée.
Quand l'utiliser
En complément du NDRE sur les couverts très denses ou à un stade de maturité avancé, quand une confirmation supplémentaire du statut chlorophyllien est utile avant de conclure à une carence.




